L'augmentation des recettes fiscales rend possible le développement de l'Afrique par l'Afrique

 

9 juin 2015

Au fil des ans, les pays africains ont compté sur l'aide internationale pour financer leur budget national et leur développement. Bien qu'une assistance financière de la part des pays développés ait été justifiée à un moment donnée, ses inconvénients semblent à présent l'emporter sur ses avantages. Il a en effet été établi que les fonds d'aide étaient inversement proportionnels au recouvrement des recettes fiscales et que, de façon générale, l'assistance officielle au développement était minimale en comparaison aux ressources des pays qui en bénéficient. 

Il se peut que ce soit cette évaluation de la situation de l'aide internationale qui ait poussé le président rwandais Paul Kagame à déclarer, durant l'ouverture de la 8ème réunion annuelle des ministres africains de l'Économie et des Finances, qu'il était temps pour l'Afrique de mobiliser ses propres ressources financières afin de mettre un terme à sa dépendance envers les pays développés. Une telle déclaration implique que le continent a la capacité de financer la plus grande partie, sinon la totalité, de son budget pour le développement, ce qui est effectivement le cas. Les ressources nationales constituent le plus grand réservoir de fonds disponible aux pays en développement, un réservoir qui est principalement alimenté par les taxes, les droits de douane et la concession des ressources naturelles.

D'après une étude présentée au cours de la réunion, les taxes internes rapportent à elles seules plus de 520 milliards USD aux gouvernements africains chaque année. Ce chiffre peut paraître très satisfaisant, mais le fait est qu'il pourrait être beaucoup plus élevé. En effet, il reste encore beaucoup à faire pour élargir l'assiette fiscale des pays africains. La contribution des recettes fiscales des pays en développement au PNB se situe entre 10 et 14%, ce qui est bien inférieur aux 20% recommandés par l'OCDE pour permettre aux États de réaliser leurs objectifs de développement. 

Les responsables en sont la taille du secteur informel et les flux illicites de trésorerie sortant d'Afrique à destination des autres continents (jusqu'à 800 milliards USD par an d'après la Banque mondiale). Actuellement, la fraude fiscale prive les gouvernements africains d'un revenu qui, à lui seul, pourrait leur permettre d'équilibrer leur budget et de financier la majeure partie de leurs dépenses, tout en réduisant leur dette et leur dépendance envers l'aide étrangère. Il est choquant de constater que si les lois fiscales étaient appliquées avec rigueur dans tous les pays africains, la somme ainsi perçue par les gouvernements serait équivalente à 10 fois le budget total de l'aide à l'Afrique (source : étude réalisée par Forum Syd, 2012). 

Tous les escrocs ont ceci en commun qu'ils profitent des faiblesses des systèmes fiscaux en place, la majorité de ces derniers étant sur support papier.  Bien sûr, aucun pays dans le monde ne peut se vanter de n'avoir aucun problème de fraude fiscale. Cependant, la transition de l'âge du papier à l'ère électronique est l'une des conditions essentielles à la mise en place d'une fiscalité efficace en Afrique. Dans les pays où des méthodes électroniques d'enregistrement des ventes sont utilisées, les autorités peuvent facilement accéder aux données dont elles ont besoin pour combattre la fraude plus efficacement. 

La fourniture en temps réel de données fiscales fiables, précises aux autorités concernées est l’un des nombreux avantages de la solution électronique fiscale développée par Avatar Technologies pour le secteur de la vente au détail. La perception de la TVA et d’autres taxes représente en effet toujours un problème dans ce secteur. Cependant, ce qui distingue vraiment cette solution des autres systèmes du même type est le fait qu'elle peut être adaptée à l'environnement des différents pays africains. Les terminaux d’enregistrement (Electronic Fiscal Devices or EFDs) qui transmettent les données transactionnelles à la plate-forme centrale en temps réel sont abordables, robustes, d'une grande autonomie et d'une grande résilience. De plus, la solution permet d'accéder gratuitement à une application comptable en ligne qui simplifie la gestion des factures et des inventaires, ainsi que la comptabilité.

De par ces fonctions et caractéristiques, la solution est attrayante et facile à adopter pour les commerçants, mettant ainsi la conformité fiscale à leur portée. Cependant, même une solution aussi avancée que celle-ci n'aura que des avantages limités si les consommateurs omettent de demander leur reçu après avoir fait un achat. C'est pourquoi Avatar Technologies a équipé sa solution EFD d'une fonctionnalité de loterie fiscale, qui inscrit automatiquement les clients qui demandent un reçu à un tirage au sort.    

En fournissant aux autorités fiscales africaines les moyens technologiques de vérifier et de contrôler la conformité fiscale, la solution EFD d'Avatar contribue à l'amélioration de la performance fiscale des États. Les recettes supplémentaires peuvent alors servir à concrétiser la vision d'une Afrique financièrement indépendante et capable de répondre à ses propres besoins en matière de développement. 

Lire l'article complet : http://www.newsofrwanda.com/featured1/26969/paul-kagame-lafrique-ne-se-developpera-pas-avec-des-capitaux-etrangers-30032015/

 

 

 

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